🌿 Poème — Le Printemps en marche

Le matin s’ouvre en silence, comme une page neuve.
Un souffle clair traverse les collines,
et la lumière, encore timide,
glisse entre les arbres pour réveiller la terre.
Les ombres s’étirent, bâillent,
puis se retirent doucement devant le jour naissant.

Dans les jardins, les bourgeons se rassemblent,
petits poings serrés prêts à éclore.
Ils attendent le signal du soleil,
ce clin d’œil doré qui dit : « Allez, c’est l’heure ».
Alors les couleurs jaillissent,
vives, tendres, presque étonnées d’être là.

Les oiseaux, eux, n’ont pas attendu.
Ils tissent leurs chants comme des rubans,
ils cousent le ciel à la terre
avec des notes qui vibrent encore longtemps
après qu’elles se sont envolées.
Chaque branche devient une scène,
chaque nid un théâtre miniature.

Les rivières retrouvent leur voix,
libérées des glaces et des lourdeurs d’hiver.
Elles courent, rient, se bousculent,
emportant avec elles les dernières traces du froid.
Leur murmure accompagne les pas
de ceux qui s’aventurent dehors,
curieux de sentir la saison renaître.

Dans les prés, l’herbe pousse avec une joie simple,
comme si elle avait attendu des siècles
pour retrouver ce vert éclatant.
Les fleurs sauvages s’y mêlent,
timides au début, puis audacieuses,
jusqu’à former un tapis mouvant
où le vent danse sans jamais se lasser.

Et les humains, eux aussi, se transforment.
Ils ouvrent leurs fenêtres, leurs gestes, leurs pensées.
Ils respirent plus profondément,
comme si l’air lui-même portait une promesse.
Le printemps n’est pas seulement une saison :
c’est un élan, une invitation,
un rappel que tout peut recommencer.

Nationalisation pour Tamara et Blandine

A Nice 2024