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Août, le mois aux mains pleines
Août s’avance, lourd de soleil,
Et dans ses paumes mûrissent les vendanges.
Les grappes éclatent comme des rires,
Promesses de vin, de fêtes, de longues tablées.

Sur les routes vibrantes, les voyages s’étirent,
Valises ouvertes sur des horizons salés.
La mer respire, vaste poitrine d’azur,
Où les rêves viennent se rafraîchir.

Les fleurs penchent leurs têtes colorées,
Fatiguées d’avoir trop aimé la lumière.
Les plantes murmurent sous la brise,
Elles savent que l’été commence à se retourner.

Dans les jardins, les fruits débordent,
Pêches, figues, melons, trésors sucrés.
Août les cueille un à un,
Comme on retient les derniers instants d’une saison.
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Puis vient la canicule,
Ce souffle brûlant qui ralentit les pas,
Qui fait vibrer l’air comme une corde tendue,
Et transforme chaque ombre en refuge précieux.

Et au cœur de cette chaleur,
Une pensée s’élève pour tous les malades,
Ceux qui affrontent l’été avec un courage silencieux,
Et dont chaque jour est une victoire discrète.

Que la brise leur soit plus douce,
Que la lumière leur soit plus tendre,
Et que le monde n’oublie jamais leur force.

Et toi, au milieu de tout cela,
Tu marches dans un mois qui s’effeuille lentement,
Un mois qui sent le départ, la récolte,
Et la douce nostalgie des jours encore chauds.

Nationalisation pour Tamara et Blandine

