
Sous le doux ciel de juin qui s’éveille en lumière,
Les pivoines s’ouvrent, lourdes de rêves clairs,
Et les roses en chœur murmurent à la terre
Le parfum délicat des jours devenus chers.

Le soleil étire ses doigts d’or sur les feuilles,
Allumant les jardins d’un feu tendre et léger,
Tandis que dans les branches où l’été s’accueille
Les cerises rougissent d’un rire partagé.
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Les fraises, rubis cachés sous l’ombre fragile,
Offrent au bout des doigts leur douceur sucrée,
Et l’abricot, doré comme un matin tranquille,
Tombe en promesse tiède à l’herbe parfumée.

Les oiseaux, messagers des heures radieuses,
Tissent dans l’air tiède leur chant cristallin,
Sautillant de rameau en notes mélodieuses,
Comme un souffle de joie posé sur le matin.

Au crépuscule naissant, dansent les lucioles d’or,
La montagne élève au ciel ses épaules tranquilles,
Et la forêt profonde y murmure en secret,
Entre ombrage frais et senteurs de brindilles
Se cache un vieux silence où le rêve s’abrite en paix.

Tout chante — le vent chaud, les insectes, la vie —
Dans l’air doux qui frémit d’un bonheur éclatant,
Et juin, couronné d’une floraison ravie,
Fait battre le cœur lent d’un éternel instant.
Nationalisation pour Tamara et Blandine
