
🌿Poème de Pâques
L’enfant est devant un iris et un glaïeul
Occupés à s’étendre
Sous un ciel bleu-blanc tendre
Eclairé par le feu lumineux de l’aïeul.
Dans l’air danse un parfum de fête,
Une douceur qui nous guette,
C’est Pâques qui revient en chantant,
Avec ses couleurs et ses printemps.

L’étoile ancestrale a l’apanage de l’âge
Et parle à l’univers
Qui accepte, uni vers
Son disque flamboyant de suivre son sillage.
Un glaïeul, un iris ne sont pas oubliés
Et pensent impossible
De n’être pas la cible
D’un rayon de feu qui les a hier dépliés.

La jonquille confie à une primevère
Son amour du printemps
Venu en la teintant
D’un jaune or ravissant que le lys blanc révère.
Les lapins courent dans les jardins,
Portant des secrets entre leurs mains :
Des œufs cachés sous les buissons,
Petits trésors en mission.

Le cyclamen s’endort le magnolia s’éveille
Et s’entend le coucou
Chanter par petits coups
Pendant que surveille un aigle une vraie merveille.
Œufs en sucre, œufs en lumière,
Œufs peints d’amour et de mystère,
Et ceux, fondants, tout en chocolat,
Que l’on savoure du bout des doigts.

Le jardinier laisse un instant son potager
Et s’en va vers la rose
Que le garçon arrose
Pour que grandisse sa beauté à partager.
Les cloches, du haut du ciel, résonnent,
Et dans les cœurs, la joie bourgeonne.
On cherche, on rit, on partage,
Dans ce doux matin sans nuage.

La pâquerette et la mignonne violette
Sont nées au champ, au bois
Pendant qu’un moineau boit
L’eau de la rivière en faisant une toilette.
L’été attend derrière un précoce printemps
Qui a mis dans son herbe
Un pissenlit superbe
Dont la fleur a plu à cet enfant de vingt ans.

Que cette fête soit un sourire,
Un instant simple à retenir,
Où la magie, entre jeux et surprises,
Dans chaque regard doucement se déguise.
Nationalisation pour Tamara et Blandine
